SCHPUN Monica Raisa

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Etablissement

Domaines :

Histoire

Zones géographiques :

Brésil

Présentation

École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
Président de l'ABRE (Associação de Brasilianistas na Europa) (2019-)
CRBC-Mondes Américains / EHESS
Historienne (HDR), directrice éditoriale de Brésil(s). Sciences humaines et sociales, responsable du Groupe de travail « Migrations et espaces urbains » Elle a soutenu sa thèse – « Paulistanos & Paulistanas : rapports de genre à São Paulo dans les années vingt » – en 1994 sous la direction de Michelle Perrot. Deux ouvrages en ont été tirés, l’un en France (1997), l’autre au Brésil (2002). De 1997 à 2002, elle a vécu en Italie et a enseigné à l’Université de Milan. Bénéficiaire d’une bourse post-doctorale de la Fapesp (1998-2000), elle a mené auprès du Centro Donne e differenze di genere une recherche sur Carlota Pereira de Queiroz (1892-1982), l’une des premières femmes médecins du Brésil et la première à y être élue député fédérale en 1933. Depuis le début des années 2000, elle se consacre aux problématiques migratoires, thématique des enseignements qu’elle a dispensés à l’EHESS depuis 2004 d’abord seule et, de 2009 à 2012, à côté de Nancy L. Green. Ses recherches portent sur l’immigration des Juifs et des Japonais au Brésil de l’Ère Vargas (1930-1945) et sur les formes d’occupation des espaces de la ville de São Paulo par les immigrés. Dans ce cadre, elle s’est intéressée au parcours d’Aracy de Carvalho, une « Juste » brésilienne qui travaillait au consulat brésilien de Hambourg dans les années 1930 et a aidé des Juifs candidats à l’émigration en leur facilitant l’accès aux visas. Son dernier ouvrage, paru au Brésil en 2011, porte ainsi sur les migrations croisées d’Aracy de Carvalho et d’un groupe de ses « protégés ». Actuellement, elle se consacre à l’étude de l’expérience des Nippo-brésiliens vivant à São Paulo dans les années 1938-1945, victimes directes des lois de « nationalisation » (interdiction des écoles et de la presse en langue étrangère) et des discriminations consécutives à l’entrée en guerre du Brésil du côté des alliés. Elle est aussi membre du projet international « Du ‘monde en miniature’ au ‘jardin planétaire’ : imaginer, vivre et (re)créer le jardin des mondes anciens à nos jours » pour lequel elle en a composé une équipe brésilienne. Son projet porte sur le Jardim da Luz (São Paulo, fin XIXe – début XXe siècle).